Samedi, 27 juin 2026 : Comme dans un conte de fée (Fairyland/Ferryland)
Samedi, 27 juin 2026
Réveil : 6h00
Départ : Quelque part dans le parc écologique de Mistaken Point à Portugal Cove – km: 21 235
Destination dodo : Witless bay km : 21 347
Distance parcourue : 112 km
Météo : Réveil : Temps gris, brumeux et pluvieux. Frais – pendant la journée : alternance de soleil et brume et même ciel bleu. Température confortable.
Bébitomètre : 0/10
De mon côté, c’est la meilleure nuit pour moi et c’est le bruit de la pluie sur la tôle du véhicule accompagne notre au réveil. La brume nous entoure mais on voit la mer quand même. Un autre petit déjeuner devant la mer. Comme il fait froid, on mange dans la van et on réussit même à faire chauffer l’eau pour le café à l’intérieur. Nos « gruaux du lendemain » sont très utiles. J’écris un peu pendant que Sylvain fait les gruaux de demain.
Nous retournons profiter des toilettes du Centre d’interprétation de Mistaken Point avant de nous diriger vers Ferryland Lighthouse, où nous attend un pique-nique. Cette activité a trois étoiles (sur 3!) dans notre guide de voyage. Je me demande bien ce qui peut faire qu’un pique-nique mérite 3/3. À suivre. Le soleil réussi à se frayer un chemin et la brume cède sa place à des parcelles de ciel bleu. Toute la journée oscillera entre les deux pour finir la journée avec un véritable ciel bleu et dégagé. On est chanceux !
En suivant le trajet pour nous rendre au phare de Ferryland, nous arrivons au Centre d’interprétation d’Avalon (c’est la région). Un centre de fouilles archéologiques !?!? Je voulais confirmer l’endroit où nous devions aller pour nous rendre au phare car le chemin a plutôt l’air d’un petit chemin vers un petit port. Mais c’est bien le chemin à emprunter. Le jeune homme à l’accueil m’explique de bien faire attention, de prendre « à droite » et que c’est un chemin étroit et il est bel et bien à deux sens bien qu’il n’y ait de la place que pour un véhicule. Il connait l’existence des « pique-niques avec réservations » mais il ne sait pas trop où on les récupérera. Il me dit d’aller au phare.
Nous reprenons le chemin vers le phare. C’est particulier nous passons par une petite bande de terre entre deux étendues de mer et on remonte sur une colline sur une asphalte toute neuve. Juste avant de monter, je vois l’affiche pour les pique-niques et c’est indiqué « We are open ». Je suis rassurée et je dis à Sylvain de continuer. C’est de courte durée. La pancarte suivante dit « No RVs or busses beyond this point ». Qu’est-ce qui nous attend ? Il nous attend justement un chemin de rocaille (pas de gravier, mais vraiment de grosses roches). Le chemin est la largeur du véhicule. Je pense qu’il n’y a même pas de l’espace pour un piéton. Chaque côté du sentier est un talus donc on ne peut pas se tasser si un véhicule arrive en sens inverse. Il y a des espaces « aménagées » à intervalle régulier pour que l’on puisse laisser passer les véhicules en sens inverse. Puis vint le moment où le chemin n’est vraiment plus praticable et nous devons nous stationner dans l’herbe. Ça a l’air prévu comme ça. Le reste devra se faire à pied. Un monsieur en 4X4 peut vous escorter pour 5 $. Toujours aucun signe de pique-nique.
Nous devinons un très joli paysage à travers la brume. Mais le chemin qui suit est ordinaire jusqu’au phare. Mais une fois au phare ! Oh la la ! Je n’ai pas de mots pour décrire. Les photos ne rendront pas justice non plus. Nous aurons la chance que la brume se lèvera par moment pour dévoiler des iles environnantes. J’avais l’impression d’être en Écosse. Un paysage verdoyant avec un peu de brume. Mais ce n’est pas tout : le pique-nique ! Le concept est fabuleux. C’est dans la maison du phare que ça se passe. On avise de notre arrivée et on nous remet un drapeau coloré et une couverture plastifiée d’un côté et en laine de l’autre. La livraison du panier se fait en nous repérant autour du phare à l’aide du drapeau. Quelle belle idée ! Dans notre cas, nous n’avons pas le temps de quitter que « Félix » nous apporte notre panier. Il nous demande, en français, si nous sommes bien de Laval. Cette information lui provient de nos coordonnées sur notre réservation détaillée sans doute. Il a l’air d’avoir 14 ou 15 ans et sa mère est Québécoise originaire de Rimouski où il retourne à chaque été pour visiter sa grand-mère. Il dit qu’il n’a pas beaucoup d’occasion de parler en français alors il voulait en profiter avec nous. Il est vraiment gentil et nous sommes touchés de le voir aussi enthousiaste. Comme il y a d’autres clients, il retourne à ses livraisons et nous allons nous installer littéralement au pied du phare pour y déguster le contenu de notre panier de pique-nique. C’est joliment présenté, c’est frais, santé et très bon. Ce qui est formidable est que c’est une très agréable façon de nous faire ralentir, s’assoir et admirer le lieu. Sans compter, que nous n’avons pas eu à traîner notre repas avec nous ! Autour de nous, mais à bonne distance, des couples, des chiens et des familles sont installées dans l’herbe sur les fameuses couvertures. Le site est tellement grand ! La combinaison de ce paysage incroyable avec une activité aussi conviviale en fait définitivement un 3/3 dans nos étoiles aussi. Après le repas, on parcourt à pied ce qu’on a scruté des yeux auparavant. On croise de nouveaux d’autres touristes rencontrés à Mistaken Point.
| On mange notre pique-nique au pied du phare. |
| Avec brume |
| Sans brume |
Nous repartons rassasiés des yeux et du ventre.
| Décoration traditionnelle sur plusieurs poubelles ou boîtes aux lettres |
| Presque rassassié.... Mais non, c'est un capelan trouvé sur la grève après qu'il soit venu y rouler. Nous avons manqué l'entrée impressionnante de ces capelans roulant sur la plage. |
Je retrouve une randonnée de la East-Cost trail – La Manche. On y voit des ruines d’un village de pêcheurs (des fondations en béton ?!?!), un joli pont suspendu et nous poussons plus loin la randonnée en faisant confiance à ce qui a été annoncé dans le guide et qui est confirmé par mon application « Organics maps » qui fonctionne même en absence de réseau. Le chemin frôle des escarpements et les structures de bois ont besoin d’amour. Mais on aboutit à la « Doctor’s Cove » (aucune idée de l’origine du nom). Une belle baie où on dirait qu’un géant a échappé un tas de pierres plates en tas chaotique. Admiration. Photos. Retour. 18h25
Il faut manger et trouver où dormir. Ce sera la baie de Witless bay où Sylvain nous fait réchauffer des bines du « Pied de cochon ». Quand même !
Il fait froid et il vente. Le réchaud s’éteint aussitôt qu’il s’allume. Sylvain a finalement fait réchauffer les bines dans la van mais comme il a peur au feu, il met le réchaud sur le plancher du camion et il se met à genou, dans le stationnement, à côté du camion pour « cuisiner » à une hauteur plus commode. Il faut que je lui donne : sans lui, je ne mangerais que des céréales à tous les soupers (en alternance avec des beurrées de beurre d’arachides). Nous aurions pu trouver un restaurant probablement mais il n’y en a pas beaucoup.
On mange dans la van.
Pour dormir, nous choisissons un endroit moins exposé, dans le stationnement de l’école du village, qui a une vue en surplomb sur la bain. Pas piqué des vers encore une fois.
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